LES AVENTURIERS … une place à part dans l’Histoire.

 

 

Dans sa quête de la vérité, l’Humanité, a souvent octroyé pour des raisons politiques des honneurs à des gens qui n’en méritaient pas tant. Les politiques, souverains ou présidents de nations ont maquillé parfois la vérité pour la rendre plus belle … ou plus acceptable aux yeux de leurs opinions publiques. Souvent des scientifiques, des chercheurs, des « découvreurs » ont bénéficié injustement d’honneur pour lesquels ils n’avaient aucun mérite.                         Les découvertes dont souvent été le fait d’hommes ou de femmes exceptionnels dont le nom ne figurera jamais sur aucun monument. Christophe COLOMB n’a pas découvert l’Amérique et ceci est une vérité aujourd’hui historique et reconnue de tous.

 

Des traces archéologiques diverses prouvent que l’Amérique avait déjà été découvertes par différentes peuplades, en des temps antédiluviens (on parle de - 40000 à - 82000 BP) …

 

Des Sapiens de France ont rejoint l’Amérique du Nord plus de 18000 ans avant le présent, des Vikings les ont suivi plus de 500 ans avant COLOMB et nombre d’autres dont les noms ne paraîtront jamais dans les livres d’Histoire.

 

Ces personnages, anonymes, souvent décrits dans des récits privés voire anecdotiques, on les retrouve sur tous les continents, même les plus inhospitaliers. Parfois, ils n’ont voyagé que par la pensée mais le fruit de leurs recherches a produit plus de découvertes que bien des explorateurs cités dans les livres d’Histoire.

 

Toujours hors du commun, ces personnages au destin souvent tragique ont une vie constituée de voyages dans des endroits dangereux, d'exploits physiques incroyables, parfois nécessaires à leur survie. Ce sont souvent des personnages solitaires, ayant le goût du risque et intéressé par l’exploration de territoires vierges ou la découverte de trésors perdus. Ils ne sont que rarement des chercheurs, des personnes dites savantes. Leur savoir, il l’acquiert souvent sur le terrain, même si certains sont à l’origine très cultivés. Ces personnages fantastiques, fascinants on les appelle … les Aventuriers !

 

 

Bien que l’on en trouve à toutes les époques, le dix neuvième et vingtième siècle furent particulièrement prolifiques. Un certain nombre de ces personnages ont nourrit l’imaginaire du public, fasciné par leur vie incroyable. Ils ont fait avancer de manière considérable les recherches archéologiques sur le passé de l’Humanité, et particulièrement sur la période qui intéresse Dominique JONGBLOED. Certains ont vécu leur passion jusqu’au sacrifice, parfois, de leur vie.

 

Dans ces pages nous nous limiterons à vous présenter une présentation, loin d’être complète,  de tous ceux qui partirent à la recherche des civilisations antédiluviennes ... D’avance nous nous excusons de ne pouvoir tous les citer mais que ces pages leur soient aussi dédiées.

 

 

IGNATIUS DONNELLY

 

DONNELLY (3/11/1831 - 1-01-1901), sénateur des États-unis, élu vice-Président en 1900, est le premier aventurier du dix neuvième siècle à défendre la théorie selon laquelle l'Atlantide aurait été le berceau de notre civilisation actuelle, exposant ainsi l'idée que les Atlantes furent les créateurs de nos arts et de nos sciences dans un livre devenu depuis un Best seller mondial : « Atlantis, the antediluvian world » paru en 1882.

 

DONNELLY souligne avant tout les ressemblances entre les cultures du Nouveau Monde et de l'Ancien pour conclure que la civilisation est née en Atlantide. Après avoir étudié les légendes du Déluge communes aux cultures de tous les peuples, DONNELLY nie catégoriquement la possibilité d'une ressemblance liée au hasard. Une tradition si universelle n'offre qu'une seule explication possible: une origine unique - l'Atlantide.

 

Décrié depuis par les archéologues classiques, il est le fondateur avec Heinrich Schliemann de ce que l’on appelle aujourd’hui la nouvelle archéologie et l’un des précurseurs du diffusionnisme. 

 

 

MAJOR ANDREW WEASLEY

 

Andrew WEASLEY ( ? - 30/04/1930) est l’exemple même de ce que le mot aventurier peut signifier pour cette héroïque confrérie. Major dans l’armée Britannique, employé au services des renseignements, il quitta l’armée anglaise en 1922 pour se lancer dans une aventure incroyable : Retrouver la fabuleuse cité de Shambala. A quarante deux ans, fort de plus de 13 ans d’études des textes sacrés indiens et tibétains, il élabora la plus incroyable expédition de tous les temps. Dépensant les économies de toute une vie de labeur, il finance au départ de Lhassa, une expédition de 16 membres et de 24 porteurs.

 

Son expédition connut cependant une fin tragique avec l’abandon à mi chemin de ses porteurs, terrorisés par la destination et le chemin périlleux emprunté,  la mort des 15 membres de celle-ci et le retour dans des conditions inhumaines de WEASLEY qui revint à demi-fou et extrêmement malade.

 

Il affirmait, à qui voulait bien l’écouter, qu’il avait retrouvé la cité perdue !

 

Pour rentrer de cette désastreuse expédition, il du marcher pendant huit mois, traverser les contreforts de l’Himalaya, les hauts plateaux tibétains et la vallée de Shang Sung afin de retrouver la civilisation.

 

Tout ce qu’il a pu ramener de cette dramatique expédition ce sont ses carnets, qui reprennent jour après jour les événements survenus. Ils sont truffés de dessins et diverses croquis d’une extrêmement complexité … et pour tout dire parfois incompréhensibles !

 

Andrew WEASLEY mourut en Amérique, à Providence, en 1930.  Mais auparavant, il fut visité par un écrivain devenu très célèbre aujourd’hui, mais qui de son vivant ne fut que peu reconnu : HP LOVECRAFT.

 

Il semble qu’après une mystérieuse discussion dans le salon de réception de l’Hôpital où se trouvait WEASLEY, il confia à LOVECRAFT ses carnets de voyages dont il ne se séparait pourtant jamais. Des rumeurs, datant de cette époque, disent que celui-ci s’en inspira pour représenter la gigantesque cité  décrite dans son roman « Les montagnes Hallucinées ».

 

 

 

JULES HERMANN

 

Né le 1er novembre 1845 et mort en 1924, Jules HERMANN fut un homme politique, un scientifique et un poète français de l'île de la Réunion, dans l'océan Indien

 

Jules HERMANN est par ailleurs président de l'Académie de la Réunion à partir de 1913. Doté d'un esprit curieux, il adresse aux sociétés savantes de métropole des communications sur les éruptions volcaniques, la formation des cyclones tropicaux, les maladies des caféiers ou l'échouage des baleines. L'Académie des sciences de Paris le désigne finalement comme correspondant sur l'île.

 

Son œuvre majeure reste toutefois « Les Révélations du Grand Océan » publié à titre posthume par les soins de sa veuve en 1927 après une première tentative avortée en 1900.

 

Tout en reposant sur des observations géologiques, l'ouvrage propose une rêverie sur l'existence d'un continent primitif appelé Lémurie. Berceau de toutes les civilisations, il est englouti après une catastrophe cosmique. Madagascar et les Mascareignes en seraient les derniers vestiges. Jules Hermann participe ainsi à sa manière à l'hypothèse d'une dérive des continents.

 

Pour le reste, Jules HERMANN voit dans les Hauts de la Réunion les traces laissées par de prodigieux sculpteurs géants. Il voit par ailleurs dans le malgache l'origine de toutes les langues, y compris le français et le créole réunionnais. Le mythe lémurien inverse ainsi la perspective traditionnelle faisant des îles australes le bout du monde.

 

Les théories de Jules HERMANN, qui prennent en compte bien des aspects commun avec l’ouvrage de CHURCHWARD « Mu, le continent perdu » furent établies plus de 25 ans avant celles du colonel, mais pour une sombre histoire d’édition elles ne furent publiées que deux ans après celles de CHURWARD. Ce qui fait de Jules HERMANN le pionnier des recherches sur Mu, contrairement à ce que l’Histoire a retenu.

 

 

 

COLONEL PERCY HARRISSON FAWCETT

 

Percy Harrison FAWCETT (1867-1925) est un explorateur britannique qui a disparu dans les jungles brésiliennes en tentant de trouver une cité perdue datant de l'Atlantide. Le fait que ses restes n'ont jamais été retrouvés a donné naissance à une série de mythes, d'histoires et de rumeurs qui ont duré un quart de siècle. Sa disparition reste une énigme.

 

En 1901, on l'envoie en mission secrète en Afrique du Nord suivi d'un séjour à Malte où il décide d'apprendre la topographie. En 1906, il est approché par la Société géographique de Londres afin d'établir une cartographie des frontières entre le Brésil et la Bolivie. Fawcett commence son exploration en 1906 et prend soin de décrire minutieusement dans des notes ce qu'il y voit : la géographie du terrain, les animaux bizarres (des piranhas aux anacondas) et le mode de vie des travailleurs qui fréquentent le terrain (le taux de mortalité est d'à peu près 50%).

 

De 1906 à 1913, il participe à six expéditions dont le but est autant de transcrire la cartographie détaillée de la Bolivie que la découverte de nouvelles régions inconnues. Au cours de l'une d'elles, il découvre les collines de Ricardo Franco, un plateau rocheux cerné de falaises inaccessibles. Quelques années plus tard, Sir Arthur Conan Doyle, un ami de Fawcett, en fera le cadre de son roman « Le Monde perdu », qu'il peuplera d'animaux préhistoriques.

 

En 1911, il fait le compte-rendu de ses explorations: « J'avais eu vent d'histoires fabuleuses attendant tout explorateur qui laisse derrière lui les zones productrices de charbon pour s'aventurer dans les forêts éloignées. Elles n'étaient point exagérées. On retrouve dans ces contrées sauvages des animaux et insectes inconnus ici et qui intéresseraient bon nombre de naturalistes et même des Indiens blancs. Des rumeurs font état de pygmées, de mines perdues et de ruines anciennes. Rien n'a été exploré de ce pays au-delà de quelques centaines de verges ceinturant les cours d'eau ».

 

En 1914, la découverte d'un manuscrit à la bibliothèque nationale de Rio de Janeiro le renforce dans ses croyances. Daté de 1753, il raconte les pérégrinations d'un aventurier portugais prétendant avoir découvert une vieille cité antédiluvienne dans la région de la Serra do Roncador (la montagne du ronfleur) à l'est du Rio Xingu. il entreprend l'organisation d'une expédition qui lui permettra, selon lui, de redécouvrir cette cité perdue à laquelle il croit tant et à laquelle il a donné le nom de point "Z" sur ses cartes. Pour l'accompagner, il fait appel à son fils Jack ainsi qu'à un ami de son fils, Raleigh Rimmel. l'expédition Fawcett adresse un dernier message lorsqu’elle arrive au camp du Cheval mort … puis ne donne plus aucun signe de vie.

 

En 1928, George Dyott décide finalement d'organiser une expédition de secours. Avec ses hommes, il commence par emprunter la piste que Fawcett et ses compagnons ont dû normalement suivre après le départ du camp du Cheval mort. Ils parviennent ainsi à un village anaqua, sur le rio Kuliseu, où ils ont la surprise de voir le chef de la tribu portant, suspendu à son cou par une ficelle, une plaque de cuivre ayant appartenu à Fawcett. Le chef déclare qu'elle lui a effectivement été donnée par Fawcett, qui s'est ensuite un peu plus enfoncé vers l'est avec ses deux amis. Dyott continue son chemin jusqu'au confluent du rio Kuliseu et du rio Kuluene, où habitent les Kalopalos. Il préfère alors rebrousser chemin car les Kalopalos se révèlent véritablement hostiles.

 

 

COLONEL  JAMES CHURCHWARD

 

Le colonel James CHURCHWARD (1852 - 1936) était un officier britannique, affecté aux renseignements (il est tout à fait probable qu’il ait rencontré WEASLEY car ils appartenaient au même service et se trouvaient en Indes tous les deux à la même époque).

 

Après de longues études sur les civilisations Hindoues et Tibétaines, il publie en 1926      « Mu, le continent perdu », dans lequel il affirme qu'un continent, Mu, est englouti dans l'océan Pacifique. L'ouvrage sera suivi de plusieurs autres sur le sujet.

 

CHURCHWARD affirmait qu'un prêtre indien l'avait instruit dans l'art de lire les textes de cette civilisation disparue. Parlée et comprise par seulement une poignées d’initiés à l'époque. Cette langue (probablement la langue antédiluvienne) est une langue morte aujourd'hui.   

 

Au départ, le prêtre lui avait parlé de tablettes, mais sans lui en montrer une. CHURCHWARD est parvenu à le convaincre de sa bonne foi et le prêtre lui a montré ces tablettes, écrites par les Naacals eux-mêmes.

 

Toujours selon CHURCHWARD, les tablettes, incomplètes, faisaient partie d'un texte plus grand. Cependant, il affirmait qu'il avait des preuves de ce qu'il avançait et que d'autres informations étaient enfouies dans les archives des autres peuples anciens.

 

Selon CHURCHWARD, Mu s'étendait au nord des îles d'Hawaii jusqu'aux îles de Fidji et avait pour extrémité Est, l’île de Pâques. Il affirmait que Mu était le Jardin d'Éden. Cette civilisation avait atteint son apogée 50 000 ans avant notre ère. Du même souffle, il affirmait que leur technologie était plus sophistiquée bien que différente de la nôtre au début du XXe siècle, et que les anciennes civilisations indienne, babylonienne, perse, égyptienne et maya sont bâties sur les restes de ses colonies d'alors.

 

Ses écrits tentent de dépeindre la civilisation de Mu, son histoire, ses habitants et son influence sur les civilisations à venir.

 

 

RAYMOND MAUFRAIS

 

Après une enfance turbulente, ballotté par des rêves d’aventures, Raymond MAUFRAIS (1/10/1926 - 13/01/1950) veut reprendre l’exploration de la Guyane et du Brésil là où Fawcett l’a laissé. Après un passage au sein de la résistance de 1942 à 1944, au sein du groupe de résistance dirigé par son père, Raymond s'embarque en Juillet 1946 pour le Brésil, sans argent, ses économies et celles de ses parents n'ayant servi qu'à lui payer le voyage en bateau. A Rio, une occasion se présente d’accompagner une mission. Après 1.800 kilomètres de rivières, puis 900 de pampas et de forêts, la mission arrive au coeur du Mato grosso et débouche sur une clairière où sont découverts les restes d'une expédition disparue.

 

Assailli par un tir de flèches d'Indiens, l’expédition auquel il appartient doit reculer puis fuir. Le retour est particulièrement pénible, la troupe, déçue, souffre de la faim et de la soif.

 

Revenu en France en 1947, il repartira pour la Guyane en 1949, le 17 Juin. En septembre, il obtient d'accompagner une mission géologique et atteint, après neuf jours de pirogue, le village de Sophie. Il atteint ensuite Maripasoula le 25 octobre où il va rester trois semaines en attendant que les pluies se calment et que l'opportunité se présente de poursuivre son trajet. Il accepte de partir avec le gendarme du poste jusqu'à Grigel où on lui fait don d'une pirogue. Il n'emporte pas de vivres, n'ayant plus d'argent pour en acheter; il compte se nourrir des produits de sa pêche et de sa chasse….

 

Le 1er janvier 1950, dans un état d'épuisement complet, il atteint enfin le Tamouri et le Dégrad Claude (dégrad, nom guyanais pour petit embarcadère) où se dressent quelques carbets abandonnés.

 

Le vendredi 13 janvier, il place dans le petit sac étanche de son appareil photo les objets de première nécessité et, à son cou, il attache sa machette. Il range ses affaires sous le carbet, y laisse ses carnets de notes, qu'il avait fidèlement tenus, malgré son extrême faiblesse. Raymond MAUFRAIS se jette à l'eau et disparaît dans les remous. Personne ne le reverra plus

 

Lors de ses diverses expéditions, Raymond MAUFRAIS, entrepris l’exploration de certaines zones de la Guyane et débutait une étude sur les indiens blancs d’Amazonie. Sa mort présenta ce département Français comme un lieu de perdition. il est injuste toutefois de tenir la Guyane pour responsable de la mort de Raymond MAUFRAIS qui s’était engagé dans une mission impossible. Pour ceux qui, au milieu du siècle dernier connaissaient l’état de la forêt, ne serait-ce seulement de réputation, l’issue d’une telle aventure ne faisait aucun doute … sachant l’inexpérience de l’aventurier.

 

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LES AVENTURIERS I